lundi 25 juillet 2016

Bilan d'une année pour Cernay et pour l'Alsace



Cela fait plusieurs mois que je n’ai pas pris le temps d’écrire quelques lignes sur ce support. Et pour cause, les semaines s’enchaînent à un rythme olympique. Mais l’approche des grandes vacances impose un minimum de recul et l’esquisse de ce qui peut être qualifié de bilan. Comme d’habitude et peut-être même plus que jamais l’année a été riche à tous points de vue. Si les événements personnels et professionnels me concernent exclusivement, l’investissement public mérite, lui, un court rendu dans un souci de transparence et de clarté. Une bonne façon de mesurer ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire.


Au cours de cette année, je me suis concentré sur deux priorités qui sont d’ailleurs deux passions : Cernay et l’Alsace.  


A Cernay, d’abord, j’ai notamment avec tous mes collègues élus :


  • Lancé la 1ère édition des courses des Rives de la Thur en octobre (la 2ème édition se prépare...)
  • Installé le conseil citoyen en janvier au quartier Bel Air.
  • Travaillé au cours du 1er trimestre au rapprochement des clubs de football cernéens avec l’émergence du Football Jeunes Cernay, regroupement des 3 clubs historiques au niveau des jeunes.
  • Participé à l’organisation de la 2ème journée citoyenne et la 3ème édition de la fête des voisins.
  • Initié les cinq réunions de quartiers tenues en mai et juin derniers. Elles ont été des moments d’échanges parfois intenses mais toujours constructifs.
  • Changé le logo de la ville après 20 ans d’existence du précédent.
  • Modifié notre présence sur les réseaux sociaux en créant une page institutionnelle regroupant déjà 900 membres et en faisant évoluer le groupe existant préalablement pour offrir à toutes les associations une plateforme leur donnant la possibilité de communiquer sur leurs événements.
  • Organisé les écrans géants pour les demi-finale et finale de l’Euro il y a quelques semaines.
  • Pris ma part dans la défense du projet de cinéma auquel je crois parce qu’il est porteur d’emplois nouveaux mais aussi et surtout parce qu’il est synonyme de diversité culturelle pour notre territoire.
  • Accompagné les organisateurs de L’Alsacienne cyclosportive dans leur aventure qui s’est conclu en succès.

Au-delà de cela, j’ai participé en septembre à la mobilisation des élus locaux organisée par l’association des maires du Haut-Rhin à Colmar pour défendre nos collectivités étouffées par la baisse des dotations de l’État. Et malheureusement, j’ai dû à plusieurs reprises cette année porter mon écharpe à des occasions funestes : les lendemains du 13 novembre et du 14 juillet notamment.


Parallèlement à mon action cernéenne, je n’ai pas oublié le combat pour l’Alsace. Il n’y a jamais eu dans mon esprit de rupture électorale. Il n’y a pas chez moi, contrairement à beaucoup d’autres que je ne citerai pas tant la liste est longue, un avant 13 décembre 2015 et un après 13 décembre 2015. Il y a une constance dans mon engagement qui s’appuie sur des convictions profondes et non des positions de circonstances. Tous les articles institutionnels postés sur ce blog depuis 2007 en attestent. Il suffit de lire et relire. 


Celles et ceux qui appellent au réalisme politique en disant qu’il faut savoir tourner la page et regarder de l’avant quitte à bâtir un grand département alsacien nous conduisent dans une impasse. Cette impasse a été baptisée et porte dorénavant un nom : le grand Est. Elle aura des conséquences inévitables dont on observe déjà les prémices : une hausse de la fiscalité et un égalitarisme dans les politiques publiques. 


Certaines régions trouvent peut-être leur compte dans ce nouvel ordre institutionnel mais nul doute que l’Alsace est perdante. C’est pourquoi, plutôt que de palabrer et de se plaindre à bon compte, avec un collègue élu bas-rhinois, nous avons fait le choix de rédiger un texte de loi qui permettrait d’aller plus loin dans la décentralisation tout en offrant la possibilité à l’Alsace de retrouver ses anciens contours. 


Après la rédaction du texte au cours du 1er trimestre de l’année, nous travaillons maintenant au rapprochement de tous les collectifs favorables à l’Alsace pour convaincre les candidats à la présidentielle de faire évoluer la législation. Nous ne sommes ni rebelles ni conservateurs, nous voulons uniquement ce qu’il y a de mieux pour notre région. 


Voilà en substance le résumé d’une année d’investissement public. Des chantiers sont terminés et nécessitent d’être suivis, d’autres restent à mener... dès la rentrée. Bonnes vacances à toutes et tous !      
  

lundi 1 février 2016

En 2016, soyons des pépiniéristes !

Voilà plusieurs mois que je n’ai plus écrit quelques lignes sur ce support. Effet de mode des messages courts et instantanés sur les réseaux sociaux ou course contre-la-montre permanente limitant le temps de la réflexion. Peut-être un peu des deux. Toujours est-il que je reprends les bonnes vieilles habitudes en ce début d’année.

L’année 2015 aura été tragiquement marquée par le terrorisme sur notre sol. Au nom de leur attachement aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, des innocents auront péri sous les coups de fanatiques. Les scènes d’horreur auxquelles nous avons assisté prouvent hélas que jamais rien n’est définitivement gravé dans le marbre. Et que la paix est une bataille de tous les instants. 

Chaque jour, il faut remettre l’ouvrage sur le métier. Il faut systématiquement lutter pour ce que l’on croit juste parce que rien n’est toujours acquis. Je ne crois pas à la fatalité. Nous devons constamment être des acteurs de notre histoire. Hubert Haenel, pour qui j'avais énormément d'estime et qui s’est malheureusement éteint en 2015, le disait avec beaucoup de sagesse à sa manière : «  Il y a deux catégories : les coupeurs de têtes et les pépiniéristes ! »

En 2016, au-delà de la santé et du bonheur que je souhaite naturellement à chacun, je forme le voeu que nous soyons tous des pépiniéristes et des semeurs. C'est en agissant pour ce qui nous semble juste que nous pouvons faire avancer les choses, et ce dans tous les domaines. 

Au niveau national, nous ne pouvons nous résoudre au chômage de masse et nous ne devons pas tomber dans le déclinisme. Oui, nous avons des atouts indéniables mais contrairement à la célèbre formule de François Mitterrand, je pense que contre le chômage, nous n'avons pas tout essayé. Arrêtons avec les vieilles formules et les rustines en tous genres et n'ayons plus peur de transformer le cadre dans lequel nous agissons depuis quelques décennies. A quand le contrat de travail unique ? Quand ferons-nous reposer le coût d'une partie de la protection sociale sur la consommation et plus sur le travail ? Le conservatisme a quelque chose de rassurant et nous confine dans un confort illusoire mais il nous place tranquillement mais sûrement sur le reculoir. Dos au mur, il nous appartient de prendre conscience que le changement s'impose. La principale alternance indispensable aujourd'hui est celle de notre logiciel de pensée. En un mot, osons !  

Ce qui est vrai au niveau national l'est tout autant au plan local. Dans mes fonctions d'élu local, je mesure chaque jour davantage que le principal danger réside dans l'immobilisme.  Si nous n'étions pas, par exemple, montés au créneau en septembre dernier auprès du Recteur d'Académie, nous aurions perdu une classe à l'école des hirondelles. Ne rien bouger pour ne pas heurter n'est pas une stratégie heureuse. Là aussi, il faut oser. Oser, ce n'est pas casser l'existant mais c'est entreprendre parfois différemment. La question de l'implantation d'un multiplexe dans notre commune, qui est le sujet du moment, est une bonne illustration de ce qu'il faut parfois savoir évoluer. La vérité d'un jour n'est pas celle de toujours. Si en 1995 le conseil des jeunes auquel j'appartenais revendiquait un cinéma, c'est parce qu'aucun investisseur privé ne s'intéressait à Cernay. Les temps changent. Il nous appartient aujourd'hui de nous adapter et de rechercher de nouveaux équilibres. Garantir une place à chacun peut se faire autrement qu'en refusant le changement mais c'est évidemment bien plus exigeant que de stigmatiser la nouveauté. 

Alors, en 2016, soyons fidèles à Hubert Haenel et devenons tous des pépiniéristes plutôt que des coupeurs de têtes !   

mercredi 2 septembre 2015

École des Hirondelles : l’État schizophrène.

La rentrée des classes doit théoriquement être un moment joyeux et plein d’espoir. Il n’en a hélas pas été ainsi à l’école des Hirondelles hier puisque la direction académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) est venue annoncer la fermeture d’une classe. Si la menace pesait sur cet établissement avant l'été, la ville de Cernay avait fait le nécessaire durant l’été pour trouver les deux élèves manquants pour maintenir la classe ouverte. La sentence est tombée hier sans davantage d’explications des services de l’Éducation nationale.
Si nous pouvons aisément comprendre que des économies doivent être faites dans les dépenses de l’État, nous marchons dans le cas de l’école des Hirondelles sur la tête. Cette école a été inscrite, il y a quelques temps, dans le périmètre de la politique de la ville en raison des difficultés accrues que connaît ce quartier. Dans le cadre de la rédaction du nouveau contrat de ville 2015-2020, un diagnostic partagé entre la ville de Cernay et les services de l’État a été établi. Il faisait notamment état de difficultés linguistiques pour de nombreux élèves de l’école des Hirondelles. Des actions ciblées devront être mises en œuvre pour répondre à ce constat. Le préfet du Haut-Rhin est venu, lui-même, signer ce contrat de ville fin juin 2015 cautionnant ainsi la démarche.
Alors que dans le cadre de la politique de la ville une priorité doit être accordée au quartier Bel Air et à l’école des Hirondelles, les services de l’Éducation nationale, eux, suppriment une classe dans ce même établissement. Sur ce dossier, l’État donne des injonctions contradictoires. C’est parfaitement insupportable. Nous ne pouvons pas accepter cette situation et le mépris d’une annonce sans justification, le jour même où le chef de l’État réaffirme ses ambitions : recruter 60 000 postes de fonctionnaire de l’Éducation nationale et faire de la jeunesse une priorité nationale.
Pour le moment, tout ceci n’est que du vent…

jeudi 16 juillet 2015

14 juillet à Cernay : République et Europe à l'honneur

Pour ce 14 juillet, nous avons mis fin à une étrangeté à Cernay, celle de ne pas avoir la devise de notre République sur le fronton de l'Hôtel de Ville. Ce dévoilement certes symbolique était indispensable après les événements de janvier et à un moment où nos valeurs n'auront jamais autant été soumises à rude épreuve. Les coups portés à nos valeurs sont nombreux et fréquents. C'est pourquoi, il est important, dès qu'il est possible de le faire, de rappeler ce qui est notre identité et ce qui fonde notre vivre-ensemble. Je suis ravi que cet événement ait pu avoir lieu en présence de Thierry Omeyer, un modèle de réussite française, du conseil des jeunes, du conseil des aînés nouvellement installé, du conseil citoyen, des responsables associatifs et de nombreux citoyens.

Cette action républicaine a été doublée d'un message pro-européen du député-maire devant le Monunent aux Morts. Faisant référence à la situation difficile que traverse actuellement la Grèce, il a souligné l'importance de l'équilibre entre responsabilité et solidarité en Europe. Il a aussi rappelé que dans le monde ultra concurrentiel dans lequel nous vivons, la France seule n'a plus un poids suffisant et que par conséquent, son avenir passe par l'Europe.

Ce 14 juillet, le message était clair à Cernay : la République et l'Europe sont autant le fruit de notre Histoire que nos meilleurs atouts pour le futur parce qu'ils sont porteurs d'espérance.



dimanche 14 juin 2015

Cernay : unité et cohésion

"Ces terrains sont des lieux d'unité et de cohésion." C'est par ces mots que Kevin Bonafous, membre du groupe de travail constitué pour porter le projet de city stade, à qualifier les deux nouveaux équipements inaugurés à Cernay vendredi. La volonté des jeunes soutenue par les élus et financée pour une partie importante par la réserve parlementaire (comme quoi, cette enveloppe peut être utile au-delà des caricatures que l'on en fait parfois dans des reportages à charge) est à l'origine de ce beau projet.

De façon plus générale, l'unité et la cohésion sont les objectifs recherchés par la municipalité. Deux opérations récentes en sont des illustrations : la journée citoyenne organisée le 30 mai passé et la fête des voisins qui s'est déroulée le week-end dernier. Ces deux manifestations ont en commun avec ces city stades de favoriser l'échange, la rencontre et le vivre ensemble. Ils procèdent aussi de la même logique, celle de la co-construction et la participation citoyenne.

De la création au choix des matériaux en passant par le lieu d'installation, les jeunes ont participé à ce projet de construction de city stades. S'agissant de la journée citoyenne et de la fête des voisins, si l'impulsion est venue de la ville, les principaux acteurs de la dynamique communale sont les habitants eux-mêmes. L'an dernier, nous comptions 10 fêtes des voisins réunissant entre 10 et 30 personnes. Cette année, nous avons dénombré 18 fêtes regroupant 10 à 50 personnes à chaque fois. La journée citoyenne a permis, quant à elle, à environ 120 personnes de participer à l'amélioration de leur cadre de vie dans une ambiance conviviale.

Développer les actions de cohésion pour tendre vers l'unité, voilà la démarche qui est la nôtre.